Réserve Naturelle Agréée de la Fange de Mirenne

Dernière mise à jour : 29/03/2015

Commune: Vielsalm (Bihain)
Superficie totale: 1ha 68a 90ca dont 76a 80ca sont agréés
Propriétaire: Ardenne & Gaume asbl
Date de création: 1987
Réserve agréée par arrêté de l’Exécutif régional wallon du 23 juillet 1992
Zone humide de grand intérêt biologique – SGIB n°19
Conservateur : E Jowa
Site internet :
La réserve est accessible sur les sentiers à tout moment

La petite réserve de la Fange de Mirenne se trouve au nord-est du plateau des Tailles, à moins de 5 km de sites aussi célèbres que la Grande Fange, le Thier de Bihain et la Montagne de Colanhan. C’est un îlot préservé, entouré presque de toutes parts par des pessières, sauf du côté sud, où subsiste un fragment de boulaie pubescente.

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Elle occupe, à une altitude de 520 mètres, une zone de sources légèrement inclinée vers l’est, d’où s’écoulent des ruisselets dont le ruisseau de Mirenne et son petit affluent, le ruisseau de Provedroux, tributaires du bassin du Glain.

La narthécie (Narthecium ossifragum) y colonise les suintements. Cette liliacée peut former des peuplements très denses qui se couvrent de grappes de fleurs d’or au début de l’été. En Wallonie, on ne l’admire pratiquement qu’en Haute Ardenne. Une orchidée fort rare, l’orchis des sphaignes (Dactylorhiza sphagnicola) et la linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum polystachion) l’accompagnent.

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Une grande partie du site est recouverte par un bas-marais acide riche en laîche à bec (Carex rostrata), laîche noire (C. nigra), laîche étoilée (C. echinata) et par une lande tourbeuse qui groupe la callune (Calluna vulgaris), la bruyère quaternée (Erica tetralix), la myrtille (Vaccinium myrtillus), la linaigrette vaginée (Eriophorum vaginatum), le scirpe cespiteux (Trichophorum cespitosum subsp. germanicum), l’orchis tacheté (Dactylorhiza maculata) et un tapis de sphaignes. Celles-ci servent de support à une plante minuscule, à la tige mince comme un fil, aux feuilles ténues et aux délicates fleurettes roses, la canneberge (Vaccinium oxycoccos), cette petite plante est nourricière de la chenille d’une espèce de paillon de jour très originale : le nacré de la canneberge (Boloria aquilionaris). A la fin de l’été, cette éricacée boréale donnera naissance à des fruits rouges énormes pour sa taille (parfois un centimètre de diamètre!), qui mûriront blottis dans les mousses et serviront de dessert à la gélinotte.

La trientale (Trientalis europaea), d’aspect bien étrange avec sa fleur à sept pétales et sept sépales, pousse parmi les populations de fougère-aigle (Pteridium aquilinum), en bordure de la réserve.

En plus de la gélinotte devenue si rare dans nos régions, les oiseaux les plus remarquables qui animent la réserve sont la bécasse des bois, le cassenoix moucheté et le sizerin flammé.