Réserve Naturelle de la Halde de Koul

Commune: la Calamine
Superficie totale: 41a 40ca
Propriétaire: commune de La Calamine
Date de création: 1996 et 1995
Réserve agréée par arrêté de l’Exécutif régional wallon du 4 mars 2004
conservateur: D. Bonni – 087/78 32 41

La réserve naturelle de La Calamine-Kelmis existait déjà, mais officieusement, depuis 1958. Sa création était due à la persévérance de Serge JACQUEMART et Pierre STANER. Grâce aux démarches entreprises récemment, une convention a pu être signée avec les autorités communales de La Calamine-Kelmis, instaurant la réserve pour une durée de 29ans.

La calamine (carbonates et silicates de zinc en mélange) était vraisemblablement déjà exploitée à La Calamine au XVIIIe siècle. On estime que la production totale du gisement a été de 1 100 000 tonnes de zinc et 130000 tonnes de plomb provenant de deux gîtes métallifères, le gîte Nord et le gîte Sud, séparés par un rocher de dolomie tournaisienne. Une grande partie de l’exploitation se faisait à ciel ouvert, creusant une énorme excavation, mais des galeries et des puits existaient également, posant de gros problèmes d’exhaure. Après épuisement du gisement, l’exploitation fut abandonnée, l’excavation fut comblée et un parc communal aménagé sur le remblais. La majeure partie des sites calaminaires et des installations industrielles disparurent alors.

La réserve naturelle se trouve au centre du village, sur l’épaulement Sud-Est de l’ancien gîte Nord, en contrebas du parc communal. Elle s’étend sur des affleurements en place, ce qui est exceptionnel, la plupart des sites calaminaires occupant des haldes (déblais) ou des résidus de l’activité des usines (cendrées, poussières, etc…). La flore et la végétation de la réserve de La Calamine sont très semblables à celles de la réserve du Rocheux à Theux. On y distingue des pelouses parfois très ouvertes à fétuque (Festuca ovina subsp. guesfalica) et pensée (Viola calaminaria) calaminaires, riches en métallophytes et pseudométallophytes, ainsi qu’une pelouse à avoine des prés (Avenula pratensis) et tabouret calaminaire (Thlaspi caerulescens subsp. calaminare). La pensée calaminaire se développe exclusivement sur des sols riches en métaux lourds. Des éléments du Mesobromion et une arrhénathéraie complètent ces groupements.