Réserve Naturelle de Schmalgraf Hof Semmel

 Dernière mise à jour : 29 septembre 2015

Commune: la Calamine et Lontzen
Superficie totale: 1ha 72a 56ca
Propriétaire: Ardenne et Gaume pour 58a 70ca et commune de Lontzen pou 1ha 13a 86ca
Date de création: 2007
Conservateur: D. Bonni – 087/ 78 32 14
Seule l’aire d’accueil de la réserve est accessible en permanence,
Des promenades guidées sont organisées

Mine Schmalgraf Wintgens 1981 Schmalgraf est surtout connu pour son passé minier. La mine a été en activité de 1867 à 1932 et était une des plus grosse de la région exploitée par la Société Anonyme de la Vieille-Montagne. Rapidement, une galerie (à 42 mètres) est aménagée pour facilité l’évacuation du minerai vers les laveries de Moresnet. Celui-ci empruntait un chemin de fer à voies étroites construits le long du Lontzenerbach. On estime que plus de 545 340 tonnes de minerai calaminaire ont été extraits. Exploitant des gisements découverts en 1858, la mine atteint une profondeur de 290 mètres, se qui constitue un record pour ce type d’exploitation en Belgique. A son apogée, la mine occupait 150 personnes dont 120 mineurs. Bien qu’elle ne soit pas épuisée, l’exploitation de la mine s’arrête pour cause de non rentabilité, les coûts liés à l’exhaure des eaux étant trop élevés. Aujourd’hui plusieurs vestiges témoignent encore de ces activités : des ruines industrielles, des traces d’exploitations et une halde calaminaire.

Etang Hof Semmel Benoît Franssen Au niveau biologique, quatre zones composent le site : l’étang, la butte calaminaire, un bosquet d’essences variées et le pré maigre de fauche.
L’étang et ses alentours présentent une diversité floristique tout à fait étonnante. Plusieurs espèces très intéressantes y ont été observées : Thypha latifolia, Alisma plantago-aquatica, Circium palustre, Deschampsia cespitosa, Filipendula ulmaria, Galium palustre, Lychnis flos-cuculi, Lycopus europeus, Lysimachia nummularia, Solanum dulcamara, Cardamina flesuosa.
On y a notamment relevé la présence de Riccia fluitans, une hépatique non recensée ailleurs dans la partie belge de la vallée de la Gueule et du Lontzenerbach.
D’un point de vue faunistique, le canard colvert, la grenouille rousse et des chenilles du papillon de la Buveuse ont été observés. Ce dernier papillon souffre notamment de la régression des zones humides.

 parcelle A&G avec les ruines et la butte calaminaire La partie calaminaire, comprenant la butte et une petite halde, est particulièrement intéressante pour sa flore. On y retrouve entre autres cinq des six espèces métallophytes :

  • Viola calaminaria (Pensée calaminaire),
  • Arméria Maritima susp. Halleri (Gazon de l’Olympe calaminaire),
  • Silene vulgaris subsp. vulgaris var. humilis (Silène enflée calaminaire),
  • Thlaspi caerulescens subsp. calaminare (Tabouret calaminaire)
  • Festuca ovina subsp. guestfalica (Fétuque calaminaire).

En 2010, l’Argiope fasciée (Argiope bruennichi) a été observée non loin des ruines. Cette araignée spectaculaire apprécie les milieux ensoleillés et ouverts.

Bibliographie:

DEJONGHE L., LADEUZE F., JANS D. (1993), Atlas des gisements plombo-zincifères du Synclinorium de Verviers (est de la Belgique), Mém. Expl. Cartes Géol. Min. Belg., 33: 483p.
ERTZ D. (2000), La flore et la faune de quelques sites de grand intérêt biologique dans la vallée de la Gueule (Province de Liège, Belgique), Natura Mosana, 53 (1): 1-18.
FRANSSEN B. (2011), Etudes des sites calaminaires et de réserve naturelle de Schmalgraf en vue d’une demande d’agrément, Travail de fin d’étude, Haute Ecole de la Province de Liège, La Reid, 80p.
WINTGENS L. (1981), Moresnet-Neutre, La Calamine, Origine de la Vieille-Montagne, Grenz-Echo-Verlag, Eupen, 223p.