Réserve Naturelle d’Erpent et Loyers

Commune: Namur
Superficie totale: 144ha 85a 93ca
Propriétaire: privé
Date de création: 1972
conservateur : L. de Montpellier
réserve accessible au public lors de promenades organisées uniquement

La réserve d’Erpent et Loyers est principalement forestière. Une partie minoritaire est enrésinée. Etablie sur les schistes et les grès du Houiller, elle montre surtout des forêts acidophiles. Sur les plateaux, le frêne et l’érable sont installées en majorité. Sur les pentes fraîches poussent la chênaie ou la chênaie-hêtraie à luzule des bois (Luzula sylvatica) et la chênaie à charme, alors que les versants ensoleillés et secs sont couverts par la chênaie à Leucobryum glaucum, mousse qui forme des coussinets bleuâtres.

Au bas des versants, sur colluvions, la chênaie à charme s’enrichit en espèces de l’humus doux comme le lamier jaune (Lamium galeobdolon subsp. montanum) et le sceau de Salomon commun (Polygonatum multiflorum). Sur les placages limoneux se développent des bois de type chênaie-frênaie au sous-bois luxuriant couvert de fougères et d’espèces herbacées des sols riches et frais. Les ruisselets qui entaillent les versants schisto-gréseux portent une frênaie-aulnaie fragmentaire à Carex où poussent la rare laîche maigre (Carex strigosa) et la dorine à feuilles opposées (Chrysosplenium oppositifolium).

Une série de petites pièces d’eau jalonnent le cours du ruisseau d’Erpent. Suivant qu’elles sont formées d’eau libre ou qu’elles sont asséchées et en cours d’atterrissement, elles sont envahies par des plantes aquatiques (Potamogeton natans, Nymphaea alba), par de hautes herbes des roselières et des mégaphorbiaies, ou par des cariçaies voire des saulaies.

Un parc groupe d’intéressantes espèces introduites parmi lesquelles on remarque le cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica), le cryptoméria du Japon (Cryptomeria japonica), le séquoia de Chine (Metasequoia glyptostroboides), le séquoia géant (Sequoiadendron giganteum), le tulipier (Liriodendron tulipifera), le liquidambar (Liquidambar styraciflua), le chêne des marais (Quercus palustris), etc.

Chevreuils et sangliers trouvent ici la place qui leur est nécessaire. De petits carnassiers, renard, fouine, putois, hermine se glissent dans les sous-bois. Les oiseaux des bois sont bien représentés dont des rapaces diurnes et nocturnes (buse, épervier, faucon crécerelle, chouette hulotte… ), des pics (pic vert, pic épeiche, pic épeichette), la bécasse des bois, le martin-pêcheur… La faune herpétologique qui hante les mares et les prairies humides est formée de la salamandre, des tritons palmé et crêté, du crapaud commun, de l’alyte accoucheur, de la grenouille verte, de la grenouille rousse, de l’orvet.