Réserve Naturelle du Vivier de Reichling

Dernière mise à jour : 6 décembre 2016

Commune: Martelange (Anlier)
Superficie totale: 17a 60ca
Propriétaire: Ardenne & Gaume asbl
Date de création: 1948
Site inclus dans la zone de protection spéciale « Ardenne méridionale et Haute Sûre » Voir aussi la fiche SGIB n°34

 

La réserve naturelle du Vivier Reichling est située en Ardenne méridionale éodévonienne, à 3 km environ au sud de la réserve naturelle Vor Olbrich de Fauvillers. Alors que celle-ci fait partie du bassin de la Sûre, celle d’Anlier est tributaire du bassin de la Semois. En effet, elle s’allonge le long d’un ruisselet, la Petite Rulle, affluent de la Rulle. Ces deux cours d’eau et leurs petits affluents drainent la plus grande partie de la forêt d’Anlier, qui est très riche en sources.

vivier ReichlingHeinemann et Noirfalise décrivaient déjà en 1948 les vallées humides et marécageuses de la forêt d’Anlier comme suit : « Leur végétation primitive correspondait incontestablement à une forêt buissonneuse de saules, d’aulnes et de bouleaux pubescents, inondée lors des crues et installée sur sols marécageux, entrecoupée de tourbières et de marigots à Carex. Peuplée de grandes osmondes, la plus belles de nos fougères, elle devait offrir un spectacle d’une rare beauté, dont il n’existe plus guère que quelques exemples dans les vallées supérieures, au coeur même de la forêt d’Anlier. Partout ailleurs, et principalement au voisinage des villages, elle a été défrichée et transformée en prairies drainées, pâturées ou fauchées. Beaucoup de ces prairies sont actuellement vouées à l’abandon ». La carte de FERRARIS nous montre que la vallée était occupée au XVIIIe siècle par des prairies.

Boloria selene, petit collier argenté

PARENT (1979) y a observé entre autres un bas-marais à comaret (Comarum palustre) et trèfle d’eau (Menyanthes trifoliata), des suintements à cardamine amère (Cardamine amara), un bourbier à populage des marais (Caltha palustris), des fondrières à stellaire aquatique (Stellaria alsine) et violette des marais (Viola palustris), une lande à myrtille (Vaccinium myrtillus) et callune (Calluna vulgaris). Des fourrés de saules (Salix aurita, S. caprea, S. cinerea) et de bouleaux (Betula alba = B. pubescens) amorçaient la recolonisation forestière. Une espèce protégée, l’orchis de mai (Dactylorhiza fistulosa) en est le plus bel ornement.