Réserve Naturelle Agréée de Logbiermé

Dernière mise à jour : 21 août 2016

Commune: Trois-Ponts
Superficie totale: 3ha 75a 70ca
Propriétaire: Ardenne & Gaume pour 1ha 81a 20ca (dont 1ha 05a 30 est agréé par l’AERW 19/09/1989) et la commune de Trois-Ponts pour 1ha 94a 50ca
Date de création: 1986 – Voir site SGIB 30
Conservatrice : Elisabeth Jowa
Réserve non accessible au public

 

La réserve de Logbiermé s’étend en Ardenne cambrienne (assises du Revinien) sur la rive droite du Ponceau, petit ruisseau tributaire du bassin de la Salm. La pente du ruisseau est faible à cet endroit et le fond du vallon est relativement large. Il est occupé par un placage tourbeux qui s’étire entre le bas du versant et le bourrelet alluvial.

Vue de la réserve agréée de Logbiermé le 20 juillet 2014 - photo : Bernard Clesse

Vue de la réserve agréée de Logbiermé le 20 juillet 2014 – photo : Bernard Clesse

Les groupements végétaux sont typiques de la région et les suintements en milieu ouvert sont occupés par une tourbière à narthécie (Narthecium ossifragum) accompagnée de la bruyère quaternée (Erica tetralix).

Logbiermé 20-07-2014(B. Clesse)(5)

Erica tetralix – 20 juillet 2014 – photo : Bernard Clesse

, de la linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum polystachion), de la canneberge (Vaccinium oxycoccos)

Logbiermé 20-07-2014(B. Clesse)(4)

La canneberge (Vaccinium oxycoccos) – 20 juillet 2014 – photo : Bernard Clesse

 et de la rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia). Logbiermé 20-07-2014(B. Clesse)(6) Cette dernière espèce est une plante carnivore qui capture des insectes grâce aux poils gluants qui couvrent la surface foliaire et qui est capable de les digérer, palliant ainsi le manque d’azote des milieux très pauvres sur lesquels elle pousse. Une fois la mouche engluée, les poils se referment sur elle, puis la feuille se replie et la digestion peut commencer grâce aux sucs secrétés. Une fois la digestion terminée, la feuille se déploiera à nouveau et, de l’insecte, ne subsisteront que quelques débris chitineux. Cette plante “dangereuse” est surmontée à la belle saison d’une hampe délicatement fleurie.

Une chênaie à bouleau riche en trientale (Trientalis europaea) se développe sur les sols minéraux des bas de pente, une aulnaie-boulaie à sphaignes occupe le fond du vallon et une aulnaie alluviale s’étire le long du ruisseau. Des suintements ferrugineux existent dans le site. Par sédimentation de particules qu’ils contiennent, ils peuvent donner naissance à des boues pâteuses de couleur rouille. Une croûte peut se former à leur surface, si solide qu’ elle peut supporter le poids d’un homme.

Il n’est pas rare d’observer le cassenoix moucheté aux abords de la réserve. Ce bel oiseau niche d’ailleurs dans la région.