Sommaire
Page 1 – Éditorial – par W. Delvingt
Page 2 – Marcasse et Grande Honnelle, deux réserves naturelles hennuyères liées à l’histoire des hommes et des roches – par V. Coquay et M. Tanghe
Page 5 – Prise en compte du Sanglier et de son impact dans un programme de conservation de la nature : cas du camp militaire de Marche-en-Famenne – par A. Licoppe, C. Prévot, J.-L. Boudart, E. Speybrouck, M. Helson, J.-M. Folie, S. Ben Mena, P. Lighezollo, H. Pirard
Page 14 – Les dernières girafes d’Afrique de L’Ouest – par C. Vermeulen
Page 16 – La pêche en zone forestière : entre conservation et sécurité alimentaire (première partie) – par E. Vautravers et J.– F. Gillet
À découvrir dans ce numéro
Renaissance sur les ruines industrielles
Dans le Hainaut, une ancienne carrière de calcaire à Honnelles et le terril Marcasse à Colfontaine se sont transformés en réserves naturelles. Ces déchets miniers abandonnés ont spontanément développé des écosystèmes riches : orchidées et plantes calcicoles dans la carrière, flore rare adaptée à la sécheresse sur le terril. Deux exemples où les cicatrices de l’industrie extractive deviennent refuges pour la biodiversité.
Une population de sanglier hors norme à Marche-en-Famenne
Le camp militaire de Marche-en-Famenne abrite une population très dense de sangliers qui menace la biodiversité locale (végétation et oiseaux nicheurs). Les recensements classiques sous-estiment largement la population réelle. Grâce à de nouvelles méthodes d’étude, des plans de tir renforcés et l’arrêt progressif du nourrissage sont mis en place pour réduire cette population à un niveau écologiquement acceptable d’ici 2010.
Niger : les dernières girafes d’Afrique de l’Ouest sauvées… mais pas les bienvenues
Les dernières girafes d’Afrique de l’Ouest ont survécu à l’extinction grâce à l’écotourisme au Niger, mais leur avenir dépend d’un défi crucial : être acceptées par les populations locales qui les voient comme « les girafes des blancs » – ni sauvages ni domestiques, à la fois nuisibles pour leurs cultures et source potentielle de revenus.
Congo : le poisson de rivière contre la viande de brousse
Dans le nord du Congo, la pêche traditionnelle en forêt offre une alternative prometteuse à la viande de brousse pour nourrir les travailleurs forestiers. Avec plus de 570 espèces de poissons et des techniques ancestrales adaptées aux saisons, cette activité pourrait satisfaire plus de la moitié des besoins en protéines des populations locales – une solution à la fois écologique et économiquement viable face à la pression de chasse sur la faune sauvage.