Sommaire
Page 1 – Éditorial
Page 2 – Les Parcs naturels : Évolution de la réglementation et contexte international – par Jacques Stein
Page 8 – Parcs naturels de Wallonie : État des lieux, projets et propositions (31/12/96) – par Guy Albarre
Page 12 – Parcs naturels et développement rural : Le Parc naturel de la Vallée de l’Attert : de l’exception à l’exceptionnel – par Guy Albarre
Page 17 – Agriculture et biodiversité dans un parc naturel – par D. Morelle et A.-M. Reggers
Page 24 – La conservation de la nature dans le Parc naturel Viroin-Hermeton – par Léon Woué
Page 31 – Les botteresses, figures emblématiques de la vie régionale liégeoise – par A.-M. Reggers
Page 34 – Des moutons pour gérer la nature
Page 36 – La chasse et la commercialisation du gibier en Afrique forestière francophone : Première partie : Le gibier dans les restaurants urbains : L’exemple des maquis ivoiriens – par W. Delvingt et O. Kollou
Page 37 – Ivoire : et pour quelques kilos de plus…
Page 41 – Tous ensemble, sauvons-les – par Marc Deroanne
À découvrir dans ce numéro
Les parcs naturels en Wallonie
La notion de Parc naturel est apparue dans la législation belge en 1973. Mais c’est en 1985 qu’un décret wallon va organiser concrètement la gestion d’un tel territoire. Couvrant au minimum 5000 hectares, le Parc naturel se voit doté d’une commission de gestion, disposant d’un plan de gestion approuvé par le Gouvernement wallon. Fin décembre 1996, la Wallonie disposait de 4 Parcs naturels, de 2 en cours de création, et de 10 à l’état de projet.
Le Parc naturel de la vallée de l’Attert se singularise par sa structure « mono-communale » et son approche faisant largement appel aux associations locales. La Fondation Rurale de Wallonie, installée dans la commune au début des années ’80, a été également intégrée au projet. Cette volonté d’intégrer la composante rurale des parcs naturels s’est manifestée dès la création du Parc naturel des vallées de la Burdinale et de la Mehaigne. Mais les réticences des agriculteurs restent importantes, en témoigne le sondage effectué auprès d’une dizaine d’entre eux en mai 1994. Le plan de gestion du Parc a tenu compte de ces craintes et a mené, pour ce faire, différents projets, tels que la mise en valeur des arbres fruitiers, et la mise en place de circuits commerciaux de type court.
Le Parc naturel de Viroin-Hermeton est confronté à d’autres types de problèmes comme la gestion des pelouses calcicoles, qui nécessite une intervention humaine ou la réhabilitation de pratiques pastorales abandonnées. La qualité des eaux de surface se voit, quant à elle, menacée par le manque d’infrastructure d’épuration.
Les botteresses
Le terme « botteresse » est issu du mot wallon liégeois « bot » qui désigne une hotte.
Dans le pays liégeois, les botteresses ou « porteuse de hottes » transportaient du charbon, des légumes ou du bois, ainsi que des colis et des lettres en parcourant de nombreux kilomètres, tous les jours et par tous les temps, pour un salaire de misère. Mais elles jouaient un rôle social important en diffusant les nouvelles de village en village. Les botteresses ont disparu dans l’entre-deux-guerres, mais font encore partie intégrante du patrimoine liégeois.
Chasse en Afrique forestière
En Côte d’Ivoire, différents types de restaurants servent de la viande de gibier. Les restaurants de gare routière devenus très nombreux s’adressent aux navetteurs, mais également aux ouvriers qui débarquent tôt le matin, ainsi qu’aux citadins, qui dînent tard. Dérivés de ces restaurants, on trouve les « maquis ». Anciennement clandestins, ces « maquis » proposent de la viande d’aulacode (ou rat des roseaux), de l’athérure (ou porc-épic à queue en brosse), des céphalophes (petites antilopes) et parfois même du pangolin. Ces maquis, tenus par des « tanties » (surnom donné aux tenancières) sont de qualité et de taille très variée. On trouve également des « supermaquis », plus grands et plus modernes, voire même des « hypermaquis » ! Enfin, on trouve également des banguidroms, où l’on vient boire le bangui frais (vin de palme). On y trouve principalement de la viande de rat d’Emin.