Sommaire
- Page 3 – Éditorial – par J.-L. Renneson
- Page 4 – Évaluation de la mesure agro-environnementale pour la conservation des plantes messicoles spontanées en Wallonie. – par C. Lemoine, E. Sérusiaux, G. Mahy, J. Piqueray
- Page 13 – Le Pré Bouffot à Straimont (Herbeumont). – par T. Henneresse
- Page 19 – L’ail des champs (Allium oleraceum) : une ancienne station retrouvée dans la réserve naturelle du Rocheux à Theux. – par J.-F. Hermanns
- Page 21 – La vie de l’association
À découvrir dans ce numéro
Le sillon oublié des fleurs de moisson
Bleuets, coquelicots et chrysanthèmes des moissons disparaissent des champs wallons, victimes de l’agriculture intensive. Une mesure agro-environnementale (bandes MAE) teste leur retour sans pesticides ni engrais. Bilan mitigé : les espèces communes prolifèrent, mais les messicoles rares, réfugiées en bordures, peinent à recoloniser. Pour sauver ce patrimoine agricole et écologique, il faudrait reconnecter leurs populations isolées et repenser le tri des semences.
Le dernier refuge du fenouil des Alpes
Orné par les résineux, le Pré Bouffot est une minuscule prairie sub-montagnarde de huit ares, perle d’Ardenne méridionale. Il abrite une population disjointe de fenouil des Alpes, connue depuis 140 ans, aujourd’hui menacée par l’enfrichement et l’envahissement du cerisier tardif. Grâce à une nouvelle convention de trente ans et à des chantiers de fauche, bénévoles et gestionnaires s’emploient à sauver cette clairière unique.
Le retour discret de l’ail sauvage
Dans la réserve naturelle du Rocheux à Theux, une plante rare a refait surface : l’ail des champs, mentionné en 1982 par le botaniste Jacques Duvigneaud et retrouvé en 2016. Cette géophyte à bulbilles, discrète et fragile, pousse sur une ancienne friche à substrat calaminaire. Sa redécouverte est aussi un hommage à celui dont les travaux ont permis la création de cette réserve.
L’équilibre fragile entre nature et visiteurs
Le Parc de Furfooz a battu tous ses records de fréquentation en 2017 avec plus de 17 300 visiteurs, séduits par sa beauté sauvage et sa brasserie artisanale. Un succès qui impose un équilibre délicat entre développement touristique et préservation de la biodiversité. Par ailleurs, la réserve naturelle des Aisances à Moyen vient d’obtenir un agrément de vingt ans, protégeant ses précieuses zones humides à scorsonère et laîche puce.