Parcs & Réserves – Volume 66 – Fascicule 1 – 2011

L’équilibre du vivant, de l’infiniment petit au couvert forestier, dépend de notre capacité à agir avec justesse et détermination. L’inaction et l’ignorance sont toujours les premières menaces.

Sommaire

Page 3 – Éditorial – par W. Delvingt
Page 4 – Balade au pays des acariens – par A.-C. Mailleux, A. Astudillo, G. Clotuche, G. Le Goff, W. Dermauw, T. Van Leeuwen, P. Lebrun
Page 17 – Les premières forêts communautaires du Gabon sont-elles condamnées d’avance ? – par Q. Meunier, C. Vermeulen, C. Moumbogou
Page 23 – Un héros de la conservation de la nature disparaît tragiquement : décès de Jean-Pierre von der Becke (1933-2011)

À découvrir dans ce numéro

Un voyage fascinant dans l’infiniment petit : l’univers méconnu des acariens

Des sols forestiers aux lits domestiques, des fromages d’appellation aux scènes de crime, les acariens sont partout. Ce monde invisible, d’une diversité vertigineuse, regorge de créatures aux rôles insoupçonnés : alliés indispensables des écosystèmes (décomposeurs, prédateurs de ravageurs) ou redoutables nuisibles (tiques, acariens des poussières). Cet article, magnifiquement illustré de photos saisissantes, vous invite à un étonnant voyage au microscope. Il révèle comment ces micro-arthropodes, souvent méprisés, façonnent notre environnement et influencent notre santé, notre alimentation et même notre histoire.

La forêt communautaire du Gabon, déjà condamnée ?

Malgré une loi de 2001, aucune forêt communautaire n’a vu le jour au Gabon. Dans ce vide, des permis individuels (PGG) autorisent l’exploitation sauvage des futures zones communautaires, comme à La Scierie. Ces coutes anarchiques pillent la ressource, divisent les villages et tuent dans l’œuf tout projet de gestion durable et collective. L’État doit trancher : accélérer les attributions ou laisser un outil de développement local être dévoré par l’exploitation prédatrice et l’attente.

Jean-Pierre von der Becke : la disparition d’un géant discret de la conservation

Pionnier visionnaire, il a dédié sa vie à la protection des gorilles de montagne et des parcs africains. Du Congo au Rwanda, en passant par les Amériques, son travail a façonné la conservation moderne. Il s’est éteint tragiquement en février 2011, laissant le souvenir d’un homme humble, obstiné et profondément bon, dont l’héritage continue d’inspirer tous ceux qui luttent pour un monde où la nature a sa juste place.