Parcs & Réserves – Volume 68 – Fascicule 1 – 2013

De la roche aux ruisseaux, la Heid des Gattes révèle ses trésors vivants où chaque être, du plus infime au plus emblématique, tisse la trame d'une biodiversité exceptionnelle.

Sommaire

Page 3 – Éditorial – par P. Dodrimont
Page 4 – Quelques points originaux de la gestion de la réserve naturelle agréée de la Heid des gattes. La plus value apportée par Ardenne et Gaume – par JM Darcis et E Steckx
Page 9 – La bataille de la Heid des Gattes du 18 septembre 1794 – par F. Hardy
Page 13 – Des harles au pied de la réserve – par R. Dumoulin
Page 18 – Le Terrassier de la Heid des Gattes – par M. Salme
Page 21 – Une touche de rose dans les rochers, le lychnis visqueux, Lychnis viscaria – par AL Janssen
Page 25 – Ethologie du lézard des murailles à la Heid des Gattes (Aywaille) Résultats d’une campagne d’observations en 2011 – 2012 – par JF Hermanns
Page 28 – Les biotopes de la larve de la salamandre tachetée (Salamandra salamandra terrestris) dans la Réserve naturelle de la Heid des Gattes – par JF Hermanns, Serge Fetter et Jocelyne Collin
Page 28 – Les punaises prédatrices de la Heid des Gattes – par E. Steckx

 

À découvrir dans ce numéro

Les chèvres libres écrivent l’histoire de la Heid des Gattes

À Aywaille, la réserve de la Heid des Gattes doit son équilibre à un troupeau de chèvres sauvages, descendants d’animaux échappés dans les années 1950. Libres, elles broutent les ligneux, préservent la pelouse et disséminent les plantes rares. Une équipe de naturalistes les suit, partage ses observations et affine une gestion « au plus près » des milieux. Orchidées, néotties et grand duc prospèrent, tandis que le public est invité à découvrir ce joyau avec respect. Une cohabitation exemplaire entre l’homme, l’animal et la nature.

La Heid des gattes sous les boulets

Le 18 septembre 1794, à 4h51, deux coups de canon déchirent le silence de la vallée de l’Amblève. Soldats français et autrichiens s’affrontent sur les pentes de l’actuelle réserve de la Heid des Gattes. Un épisode méconnu où les sentiers de la réserve portent encore la mémoire des combats.

Les harles hivernent au pied de la Heid des Gattes

Chaque hiver, le harle bièvre, grand canard piscivore au bec dentelé, fréquente les eaux vives de l’Amblève. Depuis les années 1990, sa présence est régulière. Mais l’hiver 2011 réserva une surprise : un harle huppé, espèce rare à l’intérieur des terres, séjourna plusieurs semaines au pied de la réserve. Mieux : il parvint à séduire une femelle de harle bièvre, délaissant son propre congénère. Une histoire aquatique unique.

Meles meles, l’architecte discret de la Heid des Gattes

Quand le soleil se couche, le blaireau s’éveille. Dans la réserve, ce discret mammifère a élu domicile dans des terriers qu’il creuse et agrandit sans cesse, amoncelant des mètres cubes de terre.

Le lychnis visqueux, joyau menacé

Dans les anfractuosités des rochers siliceux de la Heid des Gattes, une discrète rosette gris-vert se transforme au printemps en une explosion de hampes florales rose-rouge. C’est le lychnis visqueux (Lychnis viscaria).

Les soleils rampants

Avec plusieurs centaines d’individus, la Heid des gattes abrite la plus importante population de lézards des murailles (Podarcis muralis) de Wallonie.

Les berceaux d’eau claire

Derrière son nom savant (Salamandra salamandra terrestris), la salamandre tachetée cache une exigence vitale : ses larves ne peuvent se développer que dans des eaux pures, fraîches et bien oxygénées. À la Heid des gattes, six biotopes aquatiques différents répondent à ce besoin.

Les chasseresses invisibles

Avec leur rostre piqueur, quarante espèces de punaises prédatrices règnent sur la Heid des Gattes. Aquatiques (gerris, notonectes) ou terrestres (réduves, nabides). Injectent des sucs digestifs, aspirent des proies liquéfiées, chassent à l’odeur ; un monde miniature d’une redoutable efficacité.