Sommaire
Page 3 – Éditorial – par W. Delvingt
Page 4 – Influence de la restauration et de l’entretien de milieux tourbeux sur les communautés de pollinisateurs en Lorraine belge – par L. Somme, F. Van Rossum, J.-L. Mairesse et A.-L. Jacquemart
Page 12 – Pour une meilleure prise en compte des Anthophila (abeilles sauvages) dans les espaces natures et forestiers – Partie 2 (Descriptions, menaces, exigences et rôles des abeilles sauvages en Belgique, comme en Europe) – par G. Lemoine
À découvrir dans ce numéro
La renaissance butinée des tourbières
Dans les réserves naturelles de Lorraine belge, des scientifiques ont suivi le retour des pollinisateurs après des travaux de restauration. Le verdict est éclatant : là où on a coupé les saules envahissants et repris la fauche, la flore a explosé et les bourdons sont revenus en seulement deux ans ! Mieux encore, l’apparition de bourdons parasites, véritables indicateurs d’un écosystème en bonne santé, prouve que tout l’équilibre naturel se reconstruit.
L’essaim oublié
Discrètes mais indispensables, les abeilles sauvages assurent la pollinisation de 80 % de nos fleurs. Pourtant, près de la moitié des espèces belges sont en déclin, victimes de l’agriculture intensive, des pesticides et de la disparition des prairies fleuries. Plus efficaces que l’abeille domestique pour polliniser nos cultures, elles restent méconnues et fragiles : beaucoup ne butinent qu’une seule famille de plantes. Les solutions existent : fini les pesticides, place aux haies, aux talus et aux fleurs locales. Protéger ces butineuses discrètes, c’est sauvegarder notre alimentation et nos paysages.