Parcs & Réserves – Volume 73 – Fascicule 4 – 2018

Valorisation de la biodiversité urbaine, étude des Hétéroptères à Furfooz, observation de la grande limace noire.

Sommaire

Page 3 – Éditorial – par J.-L. Renneson
Page 4 – Pourquoi et comment valoriser la biodiversité dans les friches urbaines déconstruites et temporairement disponibles ? – par G. Lemoine
Page 10 – Contribution à la connaissance des Hétéroptères du Parc et de la Réserve naturelle de Furfooz – par S. Claerebout
Page 22 – La grande limace noire (Umax cinereoniger) – Une observation diurne à Logbiermé (prov. de Liége) – par J.-F. Hermanns
Page 24 – La vie de l’association

À découvrir dans ce numéro

La ville, les friches et les papillons

Les friches urbaines, ces terrains en attente de reconstruction, accueillent spontanément une biodiversité surprenante ; plantes thermophiles, abeilles sauvages, papillons. Mais cette nature « mal faite » dérange : riverains, élus et aménageurs y voient des nuisances, des risques de surcoûts et des espèces protégées. Plutôt que de la subir, l’Établissement Public Foncier du Nord–Pas-de-Calais a choisi de l’orienter : sur 800 hectares, il sème des prairies fleuries avec des espèces locales, attractives pour les pollinisateurs, pour un coût modique (1000 €/ha). Ces friches deviennent alors des refuges temporaires, des « pas japonais » dans la trame verte urbaine. Une initiative pragmatique, récompensée par le Prix du génie écologique 2018.

Les punaises, mal-aimées qui sentent bon la nature

On les ignore, on les écarte, on les réduit à leur odeur. Pourtant, les punaises sont des merveilles d’adaptation : formes étranges, couleurs subtiles, régimes spécialisés. À Furfooz, 87 espèces ont été recensées, dont beaucoup ne vivent que dans les pelouses les plus chaudes, sur le calcaire sec, accrochées à une plante précise. L’hétérogénéité des milieux fait la richesse : plus les habitats sont variés, plus les punaises abondent. Et plus ces habitats sont chauds, secs, ensoleillés, plus les espèces sont rares. Un plaidoyer discret pour ces petites bêtes que l’on dédaigne, mais qui en disent long sur la santé des écosystèmes.