Sommaire
Page 3 – Éditorial – par J.-L. Renneson
Page 4 – Observation botanique insolite en Gaume – par J.-L. Renneson
Page 7 – Lépidoptères Rhopalocères dans la réserve naturelle du Rocheux à Theux – par P. Dal Farra
Page 14 – La chlorée (Chlorissa cloraria), un bijou de la réserve naturelle du Rocheux (Theux) – par T. Sierens
Page 16 – Contribution à la connaissance des Microcoryphia, blattes (Blattodea), perce-oreilles (Dermaptera), psoques (Psocodea), névroptères (Nevroptera) et panorpes (Mecoptera) du Parc et de la Réserve naturelle de Furfooz – par S. Claerebout
Page 26 – Évaluation de la diversité végétale et de la qualité de l’eau des mares selon différentes méthodes agroenvironnementales en prairies – par P. Quoitin, G. Mahy et J. Piqueray
Page 35 – La vie de l’association
À découvrir dans ce numéro
Le paradis toxique des papillons
Au Rocheux (Theux), le sol calaminaire, chargé en métaux lourds, crée un milieu hostile aux arbres mais riche en plantes spécialisées (Pensée calaminaire, Gazon d’Olympe…). Ces « métallophytes » nourrissent des chenilles uniques, comme celles du petit nacré et du petit collier argenté. Résultat : 32 espèces de papillons de jour, dont plusieurs rares en Wallonie (Grande tortue, Point de Hongrie, Échiquier). Un sanctuaire minier où la toxicité du sol devient une bénédiction pour la biodiversité.
Les petites bêtes qu’on n’étudie jamais
À Furfooz, on a cherché l’invisible. Derrière les pierres, sous les mousses, sur les parois ombragées. Des insectes discrets aux noms étranges : Dilta hibernica, Lepismachilis ysignata, Trigoniophthalmus alternatus. Trois espèces de Microcoryphia (ces « thysanoures » sauteurs) vivent sur les rochers secs et les entrées de grottes. Ajoutez à cela une blatte rare (Ectobius pallidus), un névroptère peu commun (Hypochrysa elegans), et quelques perce-oreilles, psoques et panorpes. Rien de spectaculaire, mais une biodiversité fragile qui tient à peu de choses : un microclimat, des lichens, des vieilles pierres qu’on ne dérange pas. Un inventaire modeste, mais nécessaire.
Les mares, refuges oubliés des prairies
Les mares wallonnes (petites, peu profondes, précieuses) disparaissent à cause de l’agriculture intensive. Une mesure agroenvironnementale (MAEC) incite les agriculteurs à restreindre engrais, pesticides et bétail autour des mares. Résultat : celles entourées de prairies extensives sont plus riches en plantes et en vie. Simple, efficace. Mais seules 30 % en bénéficient.