Laîche faux-souchet
Carex pseudocyperus
Cette plante aux tiges et feuilles rugueuses forme des touffes sur les sols inondés en bordure des eaux. De mai à août, elle produit de longs épis composés d’écailles cachant des fleurs sans pétales. Chaque fleur est protégée par un utricule, une enveloppe membraneuse. Une fois fécondés, les utricules tombent une à une à la surface de l’eau et se dispersent en flottant.
Les laîches
Tribu des Cariceae
Les laîches portent des fleurs unisexuées : chaque fleur est soit femelle, soit mâle, et est protégée par une écaille. Ces fleurs forment des épis qui peuvent être entièrement unisexués – toutes les fleurs d’un épi étant soit femelles, soit mâles, comme dans le cas de la laîche faut-souchet (Carex pseudocyperus).
Dans d’autres cas, un même épi peut porter des fleurs des deux sexes (épis bisexués). Par exemple, chez la laîche blanchâtre (Carex canescens) les fleurs femelles se trouvent au sommet de l’épi, tandis que les fleurs mâles sont situées à sa base.
Où observer cette espèce ?
D’autres espèces à découvrir

Libellule fauve
(Libellula fulva) La Libellule fauve fréquente les eaux calmes et les roselières; le mâle bleuit à maturité, la femelle sort vers midi.

Trèfle d’eau
(Menyanthes trifoliata) Plante semi-aquatique, le trèfle d’eau orne les mares au printemps et stabilise les berges grâce à ses racines et ses fleurs délicates.

Laîche paniculée
(Carex paniculata) Grande laîche rugueuse, floraison mai-juin. Utile à l’écosystème : filtre, stabilise les berges, abrite la faune et servait autrefois à couvrir les toits.

Agrion exclamatif
(Coenagrion pulchellum) Demoiselle bleu et noire aux ailes jointes, elle pond sur feuilles flottantes en profitant des trous laissés par d’autres insectes.

Callitriche des eaux stagnantes
(Callitriche stagnalis) Plante aquatique formant des herbiers denses, la callitriche favorise la faune et présente des feuilles flottantes larges et immergées fines.

Sympétrum rouge sang
(Sympetrum sanguineum) Libellule rouge vif aux pattes noires, dressant l’abdomen vers le soleil pour limiter la chaleur grâce à la posture de l’obélisque.