Galéopsis des moissons
Galeopsis segetum
Ne vous fiez pas à son nom : le Galéopsis des moissons est un spécialiste des éboulis de schiste, ici chez lui. S’il a jadis colonisé nos champs comme habitat de substitution, l’agriculture intensive l’en a aujourd’hui banni. Rare et protégé, il trouve à Colanhan l’un de ses ultimes refuges. Ses fleurs, d’un blanc crème délicat, révèlent la survie d’une flore sauvage devenue exceptionnelle.
Où observer cette espèce ?
D’autres plantes à découvrir

Pied-d’oiseau délicat
Pied-d’oiseau délicat (Ornithopus perpusillus) – Le Pied-d’oiseau délicat, minuscule plante des sols acides et secs, se reconnaît à ses fruits regroupés en forme de patte d’oiseau et à ses fleurs rosées.

Airelle rouge
Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea) – L’Airelle rouge, cousine de la myrtille, pousse dans les landes et forêts claires. Menacée par le réchauffement climatique, elle témoigne d’un milieu à préserver.

Reine-des-prés
Reine-des-prés (Filipendula ulmaria). Reine des prairies fraîches et humides de notre vallon, cette grande plante aux fleurs blanches et parfumées trône le long du ruisseau. Saviez-vous qu’elle contient le principe actif de l’aspirine, isolée au XIXe siècle ? Véritable pharmacie naturelle contre la douleur, elle est aussi la plante-hôte indispensable à la chenille d’un petit papillon orangé local : le Nacré de la sanguisorbe.

Dryoptéris des chartreux
Dryoptéris des chartreux (Dryopteris carthusiana) – Le Dryoptéris des chartreux, fougère des sols humides, forme un sous-bois luxuriant et préservé. Sa présence témoigne d’une forte humidité et d’un milieu ancien.

Alisier blanc
Alisier blanc (Sorbus aria) – L’Alisier blanc se distingue par ses feuilles au revers couvert d’un duvet blanc. Cette protection réfléchit la lumière et limite la perte d’eau de l’arbre.

Laîche noire
Laîche noire (Carex nigra) – La Laîche noire, typique des tourbières, trouve refuge dans les anciennes fosses d’extraction du schiste. L’eau acide y favorise la naissance de mini-tourbières.