Laîche noire
Carex nigra
Cette plante proche des graminées témoigne une curiosité de la réserve. Comment expliquer ici sa présence, d’ordinaire typique des tourbières ? La laîche noire profite de l’eau accumulée dans les anciennes fosses d’extraction du schiste ardoisier. Ce milieu acide permet même aux sphaignes de s’installer : de véritables mini-tourbières sont nées de l’héritage de l’homme !
D’autres plantes à découvrir

Reine-des-prés
Reine-des-prés (Filipendula ulmaria). Reine des prairies fraîches et humides de notre vallon, cette grande plante aux fleurs blanches et parfumées trône le long du ruisseau. Saviez-vous qu’elle contient le principe actif de l’aspirine, isolée au XIXe siècle ? Véritable pharmacie naturelle contre la douleur, elle est aussi la plante-hôte indispensable à la chenille d’un petit papillon orangé local : le Nacré de la sanguisorbe.

Blechnum en épi
Blechnum en épi (Struthiopteris spicant) – Le Blechnum en épi, fougère des sols acides et frais, se reconnaît à ses frondes en forme de peigne et s’épanouit dans les recoins humides du sous-bois.

Dryoptéris des chartreux
Dryoptéris des chartreux (Dryopteris carthusiana) – Le Dryoptéris des chartreux, fougère des sols humides, forme un sous-bois luxuriant et préservé. Sa présence témoigne d’une forte humidité et d’un milieu ancien.

Callitriche à fruits plats
Le Callitriche à fruits plats (Callitriche platycarpa) forme de délicates étoiles vertes à la surface de l’eau. Cette plante amphibie offre refuge aux têtards et contribue à oxygéner les mares.

Sorbier des oiseleurs
Sorbus aucuparia (Sorbier des oiseleurs) – Le sorbier des oiseleurs, arbre pionnier des lisières forestières, nourrit pollinisateurs et oiseaux grâce à ses fleurs abondantes et ses baies rouges.

Airelle rouge
Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea) – L’Airelle rouge, cousine de la myrtille, pousse dans les landes et forêts claires. Menacée par le réchauffement climatique, elle témoigne d’un milieu à préserver.