Colanhan via les sources de la Lienne

Découvrez la réserve naturelle de Colanhan

Entre Hébronval, Lierneux et Verleumont, partez à la découverte de la réserve naturelle de Colanhan et de ses paysages façonnés par la Lienne, l’histoire ardoisière et l’évolution des milieux naturels.

Landes, forêts, zones humides et anciennes carrières d’ardoise se succèdent tout au long du parcours, offrant une grande diversité de milieux typiques de l’Ardenne.

Nous vous proposons une grande boucle de 12,8 km, avec deux possibilités de raccourcir le parcours. Pour visualiser l’ensemble de l’itinéraire et ses raccourcis, téléchargez le fichier PDF ci-dessous.

Suivez le balisage jaune et laissez-vous guider à travers un paysage en constante évolution.

© Printmaps.net / OSM Contributors

Le Castor, architecte de la Lienne

De retour dans la vallée de la Lienne, le Castor d’Europe (Castor fiber) est bien plus qu’un simple habitant des rivières : il en est l’un des principaux architectes. En coupant des arbres, en accumulant du bois et en ralentissant l’écoulement de l’eau, il favorise le retour de processus naturels longtemps freinés par les aménagements humains. Les milieux naturels deviennent alors plus résilients face aux extrêmes climatiques : la vallée stocke davantage d’eau en période de sécheresse et atténue la violence des crues en aval.

Exploitations schisteuses, micro-tourbières et parois verticales des fosses

Vestiges de l’ancienne exploitation artisanale du schiste ardoisier, les fosses de Colanhan témoignent d’un remarquable patrimoine historique et géologique. Pendant des siècles, des familles ont extrait ici les phyllades pour fabriquer des ardoises, façonnant un relief tourmenté où alternent parois rocheuses ombragées, dépressions humides et importants tas de déblais. Peu à peu abandonnées par l’homme, ces excavations ont été reconquises par la nature en une mosaïque de biotopes.

Paysage-400px

Un paysage en évolution

Après l’exploitation des plantations d’épicéas, la végétation reprend progressivement sa dynamique naturelle. Les premières espèces pionnières, comme les mousses, graminées, bruyères et digitales, sont rapidement suivies par des arbustes, puis par les bouleaux, sorbiers et jeunes chênes. Sur les sols acides de la Montagne de Colanhan, cette succession conduit plutôt vers une chênaie acidophile adaptée aux conditions locales. Ce processus s’étend sur plusieurs décennies et aboutira progressivement à une forêt naturelle riche en bois mort et en arbres-habitats.

Espèces à observer pendant la balade

Zootoca vivipara - Lézard vivipare © Claire Motz Illustration

Lézard vivipare

Lézard vivipare (Zootoca vivipara)
donne naissance à des petits déjà formés, une adaptation aux milieux frais et humides. Il chasse dans les clairières, prairies et éboulis.

En savoir plus ►
Piezodorus lituratus - Punaise des genêts © Claire Motz Illustration

Punaise des genêts

Punaise des genêts (Piezodorus lituratus) – La Punaise des genêts change de couleur au fil des saisons pour se fondre dans son habitat. Elle aspire la sève des graines grâce à son rostre.

En savoir plus ►
Dryopteris carthusiana - Dryoptéris des chartreux © Claire Motz Illustration

Dryoptéris des chartreux

Dryoptéris des chartreux (Dryopteris carthusiana) – Le Dryoptéris des chartreux, fougère des sols humides, forme un sous-bois luxuriant et préservé. Sa présence témoigne d’une forte humidité et d’un milieu ancien.

En savoir plus ►

À découvrir lors de cette balade