Blechnum en épi
Struthiopteris spicant
Reconnaissable à ses feuilles en forme de peigne, le Blechnum en épi indique un sol acide et frais. Cette fougère déploie deux types de frondes : les unes, étalées et persistantes, bravent l’hiver pour capter la lumière ; les autres, graciles et dressées, portent les spores dédiées à la reproduction et sèchent en fin d’été. Elle se niche dans les recoins encaissés du site, où l’air reste saturé d’humidité.
Où observer cette espèce ?
D’autres plantes à découvrir

Airelle rouge
Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea) – L’Airelle rouge, cousine de la myrtille, pousse dans les landes et forêts claires. Menacée par le réchauffement climatique, elle témoigne d’un milieu à préserver.

Alisier blanc
Alisier blanc (Sorbus aria) – L’Alisier blanc se distingue par ses feuilles au revers couvert d’un duvet blanc. Cette protection réfléchit la lumière et limite la perte d’eau de l’arbre.

Galéopsis des moissons
Galéopsis des moissons (Galeopsis segetum) – Ne vous fiez pas à son nom : le Galéopsis des moissons est un spécialiste des éboulis de schiste, ici chez lui. S’il a jadis colonisé nos champs comme habitat de substitution, l’agriculture intensive l’en a aujourd’hui banni. Rare et protégé, il trouve à Colanhan l’un de ses ultimes refuges. Ses fleurs, d’un blanc crème délicat, révèlent la survie d’une flore sauvage devenue exceptionnelle.

Sorbier des oiseleurs
Sorbus aucuparia (Sorbier des oiseleurs) – Le sorbier des oiseleurs, arbre pionnier des lisières forestières, nourrit pollinisateurs et oiseaux grâce à ses fleurs abondantes et ses baies rouges.

Callune fausse-bruyère
Callune fausse-bruyère (Calluna vulgaris) – La Callune fausse-bruyère façonne les landes de ses fleurs mauves en fin d’été. Ses bourgeons au ras du sol lui permettent de résister aux hivers rigoureux.

Sphaigne frangée
La Sphaigne frangée (Sphagnum fimbriatum) absorbe jusqu’à 20 fois son poids en eau et façonne les micro-tourbières en acidifiant le milieu et formant la tourbe.