Chèvre des fossés
Ancienne « vache du pauvre » sauvée de l’oubli, la Chèvre des fossés est la gardienne de nos paysages. Agile et rustique, elle s’aventure là où l’homme ne peut aller pour croquer ronces et arbustes. Son appétit gourmand empêche la forêt de refermer les milieux ouverts nés de l’exploitation du schiste, offrant un sursis vital aux fleurs et insectes qui ont besoin de plein soleil pour s’épanouir.
D’autres espèces à découvrir

Laîche noire
Laîche noire (Carex nigra) – La Laîche noire, typique des tourbières, trouve refuge dans les anciennes fosses d’extraction du schiste. L’eau acide y favorise la naissance de mini-tourbières.

Pipit farlouse
Le Pipit farlouse (Anthus pratensis) niche au sol dans les prairies humides et les landes. Son plumage discret le camoufle, tandis que son chant révèle sa parade nuptiale en vol.

Airelle rouge
Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea) – L’Airelle rouge, cousine de la myrtille, pousse dans les landes et forêts claires. Menacée par le réchauffement climatique, elle témoigne d’un milieu à préserver.

Blechnum en épi
Blechnum en épi (Struthiopteris spicant) – Le Blechnum en épi, fougère des sols acides et frais, se reconnaît à ses frondes en forme de peigne et s’épanouit dans les recoins humides du sous-bois.

Caloptéryx éclatant
Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens) – Le Caloptéryx éclatant séduit par son corps bleu métallique et ses ailes sombres. Au-dessus des eaux vives, le mâle réalise une spectaculaire danse nuptiale.

Reine-des-prés
Reine-des-prés (Filipendula ulmaria). Reine des prairies fraîches et humides de notre vallon, cette grande plante aux fleurs blanches et parfumées trône le long du ruisseau. Saviez-vous qu’elle contient le principe actif de l’aspirine, isolée au XIXe siècle ? Véritable pharmacie naturelle contre la douleur, elle est aussi la plante-hôte indispensable à la chenille d’un petit papillon orangé local : le Nacré de la sanguisorbe.
