Genêt à balais
Cytisus scoparius
Ses rameaux verts et anguleux portent des fleurs au mécanisme surprenant : dès qu’un bourdon se pose, elles se détendent brusquement et catapultent un nuage de pollen. En été, ses gousses noires craquent au soleil pour expulser leurs graines, évoquant alors le crépitement sec d’un début d’incendie sous la chaleur lourde des après-midis de juillet.
D’autres plantes à découvrir

Dryoptéris des chartreux
Dryoptéris des chartreux (Dryopteris carthusiana) – Le Dryoptéris des chartreux, fougère des sols humides, forme un sous-bois luxuriant et préservé. Sa présence témoigne d’une forte humidité et d’un milieu ancien.

Chêne pédonculé
(Quercus robur) Symbole de puissance et longévité, cet arbre majestueux vit plusieurs siècles. Ses glands sont dispersés par le geai des chênes.

Airelle rouge
Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea) – L’Airelle rouge, cousine de la myrtille, pousse dans les landes et forêts claires. Menacée par le réchauffement climatique, elle témoigne d’un milieu à préserver.

Galéopsis des moissons
Galéopsis des moissons (Galeopsis segetum) – Ne vous fiez pas à son nom : le Galéopsis des moissons est un spécialiste des éboulis de schiste, ici chez lui. S’il a jadis colonisé nos champs comme habitat de substitution, l’agriculture intensive l’en a aujourd’hui banni. Rare et protégé, il trouve à Colanhan l’un de ses ultimes refuges. Ses fleurs, d’un blanc crème délicat, révèlent la survie d’une flore sauvage devenue exceptionnelle.

Laîche noire
Laîche noire (Carex nigra) – La Laîche noire, typique des tourbières, trouve refuge dans les anciennes fosses d’extraction du schiste. L’eau acide y favorise la naissance de mini-tourbières.

Sorbier des oiseleurs
Sorbus aucuparia (Sorbier des oiseleurs) – Le sorbier des oiseleurs, arbre pionnier des lisières forestières, nourrit pollinisateurs et oiseaux grâce à ses fleurs abondantes et ses baies rouges.